«
Comme au théâtre une lorgnette
Nous aide à mieux voir les acteurs,
Et de sa lumière indiscrète
Eclaire les décors menteurs,
Ainsi dans l’âme du poète,
Devant ses regards trop rêveurs,
Dieu mit un cristal qui reflète
De plus près la joie et les pleurs.
Pour lui rien n’est gai, rien n’est sombre,
Car il voit le rayon dans l’ombre
Et dans le passé l’avenir ;
Et lorsque son encre s’épuise
C’est là que la plume d’or puise
Dans la coupe du souvenir.