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Flambeaux étincelants, clairs astres d’ici-bas

Jean Bertaut · None · 16e siècle
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À Mademoiselle d’Entragues Flambeaux étincelants, clairs astres d’ici-bas, De qui les doux regards mettent les cœurs en cendre, Beaux yeux qui contraindriez les plus fiers de se rendre, Ravissant aux vainqueurs le prix de leurs combats, Riches filets d’amour semés de mille appas, cheveux où tant d’esprits font gloire de se prendre, Doux attraits, doux dédains de qui l’on voit dépendre Ce qui donne aux plus grands la vie et le trépas, Beau tout où nul défaut n’a pu trouver de place, Et je serai stupide, et je suis plein d’audace de taire votre gloire, et d’oser la toucher : Car voyant des beautés si dignes de louange, Pour ne les louer pas, il faut être un rocher, Et pour les bien louer, il faudrait être un ange.

Notes

Les derniers mots "être un ange" forment quasiment un anagramme de Entragues, qui est le nom de la dédicataire du poème.

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