«
Adieu mes jours enfants, paradis éphémère !
Fleur que brûle déjà le regard du soleil,
Source dormeuse où rit une douce chimère,
Adieu ! L’aurore fuit. C’est l’instant du réveil !
J’ai cherché vainement à retenir tes ailes
Sur mon cœur qui battait, disant : « Voici le jour ! »
J’ai cherché vainement parmi mes jeux fidèles
A prolonger mon sort dans ton calme séjour ;
L’heure est sonnée, adieu mon printemps, fleur sauvage ;
Demain tant de bonheur sera le souvenir.
Adieu ! Voici l’été ; je redoute l’orage ;
Midi porte l’éclair, et midi va venir.
Notes
Date: La date de rédaction de ce poème semble être 1838; Ondine Valmore avait alors 17 sans. Le poème a été cité et publié dans des études biographiques par Jules Lemaître dans sa série "Les Contemporains", en 1896. La première publication complète et formelle des écrits de Ondine Valmore est réalisée par Albert Caplain en 1932.