← Retour aux poèmes

Alcidon parle

Jean de Lingendes · 1605 · Lyrisme · 17e siècle
«
Phyllis, auprès de cet ormeau Où paissait son petit troupeau, Étant toute triste et pensive, De son doigt écrivait un jour Sur le sablon de cette rive : Alcidon est mon seul amour. Je ne devais pas m'assurer De voir sa promesse durer Parce qu'en chose plus légère Ni plus ressemblante à sa foi, L'ingrate et parjure bergère Ne pouvait se promettre à moi. Un petit vent qui s'élevait En même instant qu'elle écrivait Cette preuve si peu durable Effaça sans plus de longueur Sa promesse dessus le sable Et son amour dedans mon cœur.

Notes

Date: Le poème appartient à la première période de maturité de l'auteur. Il a été écrit dans le sillage de son chef-d'œuvre pastoral "Les Changements de la bergère Iris" composé aux alentours de 1605. Le poème a connu une large diffusion dans les recueils collectifs après la mort du poète. Il apparaît notamment dans Les Délices de la poésie française, publié à Paris en 1618.

← Précédent Contre un amoureux transi Suivant → Chanson

Autres poèmes de Jean de Lingendes

Chanson None