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Me voyant plus frisé qu’un gros comte allemand

Marc-Antoine Girard de Saint-Amant · 1629 · Baroque · 17e siècle
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Me voyant plus frisé qu’un gros comte allemand, Le teint frais, les yeux doux, et la bouche vermeille, Tu m’appelles ton cœur, ton âme, ta merveille, Et me veux recevoir pour ton plus cher amant. Tu trouves mon maintien si grave et si charmant, Tu sens à mes discours un tel goût en l’oreille, Que tu me veux aimer d’une ardeur nonpareille, Où désormais ta foi sera de diamant. Pour me donner un nom qui me soit convenable, Cloris, ton jugement est plus que raisonnable Quand tu viens m’appeler un miroir à putains. Je n’en refuse point le titre ni l’usage : Il est vrai, je le suis, tes propos sont certains, Car tu t’es bien souvent mirée en mon visage.

Notes

Recueil: Les Œuvres du sieur de Saint-Amant.

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