«
Là, non ailleurs, secrètement demeure
Mon pauvre cœur qui en peine labeure
Tout part à soi, sans que nul le conforte
Des grands douleurs qu’il soutient et qu’il porte
En attendant que pitié le sequeure.
Et se tiendra jusques à ce qu’il meure
En ce propos toujours attendant l’heure
Que bon vouloir sa loyauté rapporte
Là, non ailleurs.
Car pitié veut que je lamente et pleure
Et qu’à part moi ce mal secret saveure,
Dont raison veut que de ce me déporte.
Mais bon vouloir me contraint et enhorte
Que sans muer ma promesse soit seure
Là, non ailleurs.