← Retour aux poèmes

Ondine

Renée Vivien · 1901 · Symbolisme · 20e siècle
«
Ton rire est clair, ta caresse est profonde, Tes froids baisers aiment le mal qu’ils font ; Tes yeux sont bleus comme un lotus sur l’onde Et les lys d’eau sont moins purs que ton front. Ta forme fuit, ta démarche est fluide, Et tes cheveux sont de légers réseaux ; Ta voix ruisselle ainsi qu’un flot perfide ; Tes souples bras sont pareils aux roseaux, Aux longs roseaux des fleuves, dont l’étreinte Enlace, étouffe, étrangle savamment, Au fond des flots, une agonie éteinte Dans un cruel évanouissement.

Notes

Recueil: Etudes et préludes (1901).

← Précédent Chanson - Le vol de la chauve-souris Suivant → Victoire

Autres poèmes de Renée Vivien

A l'amie 1901 Amazone 1901 Aube incertaine 1901 Aurore sur la mer 1901 Bacchante triste 1901 Chanson - Comment oublier le pli lourd 1901 Chanson - De ta robe à longs plis flottants 1901 Chanson - J’ai l’âme lasse du destin 1901 Chanson - Le soir verse les demi-teintes 1901 Chanson - Le vol de la chauve-souris 1901 Chanson - Ta chevelure d'un blond rose 1901 Chanson - Ta voix est un savant poème... 1901 Dédicace (À la femme aimée) 1901 Elle écarte en passant les ronces du chemin 1901 L'amour méprisable None L'odeur des vignes 1901 L'éternelle vengeance 1901 Le couchant adoucit le sourire du ciel 1901 Le souffle violent et superbe des roses 1901 Les yeux gris 1901 Lucidité 1901 Morts inquiets 1901 Naïade moderne 1901 Nocturne 1901 Nudité 1901 O forme que les mains ne sauraient retenir 1901 Soir 1901 Sommeil 1901 Sonnet - Dans la fièvre du ciel nocturne... 1901 Sonnet - Elles passent au loin... 1901 Sonnet - L'ombre assourdit le flux... 1901 Sonnet - L'orgueil des lourds anneaux... 1901 Sonnet - O forme que les mains... 1901 Sonnet - Parle-moi, de ta voix pareille... 1901 Sonnet - Tes cheveux irréels... 1901 Sonnet à la mort 1901 Sourire dans la mort 1901 Ta forme est un éclair... 1901 Victoire 1901