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Vapeur V - Sa mère l'embrasse

Voltaire · 1838 · Romantisme · 19e siècle
«
Elle t'embrasse donc Sur les joues, sur le front ? Et souvent là, quand tu sommeilles, Tes yeux dormant, ce sont ses veilles. Elle ne souffle plus pour laisser s'envoler Ce souffle du repos qui vient de son baiser. D'un loup elle a les pas, quand, de ton lit, approche Son cœur tendre, plus doux que n'est dure une roche. Il lui faut l'air rendu, usé par tes poumons, S'il se presse en sortant, elle en a des frissons ; Oh ! que tu es heureux ! Comme bien ta vie passe ! Ne me trompes-tu pas ? Vrai, ta mère t'embrasse ?... - ... Aussi, il dit tout à sa mère. Il lui dit tout ! -

Notes

Recueil: Vapeurs: ni vers, ni prose.

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