← Retour aux poèmes

La belle matineuse

Claude Malleville · None · 17e siècle
«
Le silence régnait sur la terre et sur l'onde, L'air devenait serein et l'Olympe vermeil, Et l'amoureux Zéphyre affranchi du sommeil Ressuscitait les fleurs d'une haleine féconde. L'Aurore déployait l'or de sa tresse blonde Et semait de rubis le chemin du Soleil ; Enfin ce dieu venait au plus grand appareil Qu'il soit jamais venu pour éclairer le monde, Quand la jeune Phyllis au visage riant, Sortant de son palais plus clair que l'Orient, Fit voir une lumière et plus vive et plus belle. Sacré flambeau du jour, n'en soyez point jaloux ! Vous parûtes alors aussi peu devant elle Que les feux de la nuit avaient fait devant vous.

Notes

Ce poème fut composé lors d'une joute poétique avec Vincent Voiture sur une thème remontant au poète latin Catulle.

← Précédent Silvandre se promenant dans les forêts Suivant → Elégie

Autres poèmes de Claude Malleville

Elégie None