«
Quant à moi, si j’avais un beau parc planté d’ifs,
Si, pour mettre à l’abri mon bonheur dans l’orage,
J’avais, comme ce riche, un parc au vaste ombrage,
Dédale s’égarant sous de sombres massifs ;
Si j’avais des bosquets, ô rossignols craintifs,
O cygnes, vos bassins ; votre sentier sauvage,
Vers luisants qui, le soir, étoilez le feuillage ;
Vos prés au grand soleil, petits grillons plaintifs ;
Je sais qui je voudrais cacher sous mes feuillées,
Avec qui secouer dans les herbes mouillées
Les perles que la nuit y verse de ses doigts,
Avec qui respirer les odeurs des rivières,
Ou dormir à midi dans les chaudes clairières,
Et tu le sais aussi, belle aux yeux trop adroits.