«
Là-bas, sous les arbres s'abrite
Une chaumière au dos bossu ;
Le toit penche, le mur s'effrite,
Le seuil de la porte est moussu.
La fenêtre, un volet la bouche ;
Mais du taudis, comme au temps froid
La tiède haleine d'une bouche,
La respiration se voit.
Un tire-bouchon de fumée,
Tournant son mince filet bleu,
De l'âme en ce bouge enfermée
Porte des nouvelles à Dieu.
Notes
Recueil: Émaux et Camées. Première publication dans la Revue de Paris, le 15 novembre 1855; ce poème était donc absent de la première édition du recueil.
Note: La ponctuation de ce poème correspond à celle de l'édition définitive de 1872 (revue en 1981).