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Les accroche-cœurs

Théophile Gautier · 1853 · Parnasse · 19e siècle
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Ravivant les langueurs nacrées De tes yeux battus et vainqueurs, En mèches de parfum lustrées Se courbent deux accroche-cœurs. A voir s'arrondir sur tes joues Leurs orbes tournés par tes doigts, On dirait les petites roues Du char de Mab fait d'une noix ; Ou l'arc de l'Amour dont les pointes, Pour une flèche à décocher, En cercle d'or se sont rejointes A la tempe du jeune archer. Pourtant un scrupule me trouble, Je n'ai qu'un cœur, alors pourquoi, Coquette, un accroche-cœur double ? Qui donc y pends-tu près de moi ?

Notes

Recueil: Émaux et Camées. Première publication le 1er janvier 1853, dans la Revue de Paris. Note: La ponctuation de ce poème correspond à celle de l'édition définitive de 1872 (revue en 1981). Variantes: Vers4: Se courbent des accroche-cœurs. Vers 6: Leurs orbes polis par tes doigts.

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