«
Comment est-ce arrivé?! Trop vite, c’est certain…
Je l’ai perdu! Pourquoi? Pourquoi l’ai-je égaré?
Comme c’est douloureux de le réaliser!
Comme il est dur de savoir que, chaque matin,
Je me réveillerai avec ce doux cliché
Dans ma tête gravé… mais tombé de mes mains!
Pourquoi a-t-il fallu qu’il vienne à disparaître?
Que n’offrirais-je pas pour le revoir un peu,
Pour observer sa gorge et baiser ses cheveux
Sur le papier glacé qui escortait sa lettre?
J’y pense encore à vouloir m’arracher les yeux;
Quelle erreur de l’avoir jeté par la fenêtre!
Je maudis le jour où j’ai reçu ce portrait!
Et je maudis les arbres! et le vent qui transporte
À travers les lucarnes tant de feuilles mortes!
J’avais dans une main l’image tant aimée,
Dans l’autre quelques feuilles entrées par la porte,
Mais je lançai au vent mon amour imagé…