«
Partout autour de moi s’étale tant de marbre
Tout recouvert de fleurs, de plaques et de croix,
À l’abri du soleil sous les ombres des arbres;
Je pense aux lendemains que je ne verrai pas.
Sans toi muse adorée, douce amie de mes jours,
Sans tes yeux pour me voir, comment voudrais-je aller?
Je ne pourrai jamais enterrer cet amour
Comme furent enfouis ceux qui sont oubliés.
Assis près d’une crypte où gisent tant d’aïeux,
Je regarde le vent réveiller les cyprès;
De jour en jour, depuis que je t’ai dit adieu
L’heure de les rejoindre approche un peu plus près.
Ici s’effacera le souvenir pénible
De ton prénom, sans mon nom pour l’accompagner,
Et les passants perdus, les amis impassibles
Qui marcheront sur moi n’en auront pas idée.