«
Je ne sais trop quel paradis prépare
Le Dieu du ciel aux élus de son choix,
De quels attraits l'éternité s'y pare,
Si l'homme y doit rencontrer à la fois
Ce qu'il désire et tout ce qu'il regrette.
Ah ! me dût-on traiter d'âme indiscrète.
Je voudrais bien que le ciel nous rendît
Le vieil Eden, celui qu'Adam perdit.
Il me suffit, j'y trouve toutes choses,
La paix du cœur, des ombrages, des roses
Et l'être aimé. Que vous faut-il de plus ?
Je quitte, moi, le bon Dieu du surplus.