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Pensées diverses (XI)

Louise Ackermann · 1861 · 19e siècle
«
On fait un reproche à ma lyre D'avoir rendu des sons joyeux. Le poète ne doit pas rire ; Son art est toujours sérieux. Les pleurs, voilà son vrai domaine ; Le sourire de l'âme humaine Echappe à cet enfant des Dieux. À mêler donc pour plus de charme Tous les tons il faut renoncer. Pourtant, voisine d'une larme, Ma gaieté raillait sans blesser. Oui, mon rire et les pleurs sont frères. Et mes rimes les plus légères Laissent un bout du cœur passer.

Notes

Recueil: Contes et poésies (1863). Note: Nice, mai 1861. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56075418/f232.item.texteImage#

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