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Pensée un matin

Xavier Forneret · 1853 · Romantisme · 19e siècle
«
Le jour montre sa perle, et le Soleil la dore. Levons-nous, levons-nous. Laissons-là notre chambre, et admirons l'Aurore Ce beau regard pour Tous ! Courons voir, en plein air, ce spectacle superbe Des feuilles et des fleurs ; Ces petits médaillons en eau d'argent sur l'herbe Fondant comme les Cœurs. Allons respirer l'âme en joie et caressante De la nature en Dieu ; Dieu qui fait son essor, et qu'elle représente Sur son trône à Ciel bleu. Hélas I on sent si peu qu'un Être sur la Terre Soit digne d'un beau jour, Qu'on va se répétant qu'il faut un bien bon père Pour donner cet amour. Tout revient et repart pour revenir de même Redire ses échos : Quelque large que soit un front à diadème, Il lui faut du repos. — Écoutez ces chanteurs ailés qui réjouissent... Becquetant le Chagrin ; Ils nous rêvent un nid que bientôt ils bâtissent De baume, brin à brin. Leurs mots disent surtout: «Hommes, veuillez nous croire, « Or, réputation, « Tout, excepté du ciel, la volonté, la gloire, « N'est écrit qu'au crayon ! » N'oublions pas pourtant, qu'il reste l'amour tendre L'amour de dévouement, Dont l'essence se mêle à notre pauvre cendre Et en fait un ciment ; Ciment contre la voix terrible d'injustices Des hommes et du sort ; Qui se glissant partout, ferme les interstices Pour retarder la Mort. Croyons donc aussi là, et remercions Celle Qui des bras et du cœur, Aidant à tout pour nous, crève du bout de l'aile Les gros yeux de la Peur.

Notes

Recueil: Lignes rimées.

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