«
C'est malheur que de voir le profond d'une chose !
Par-là, Dieu nous éprouve en nous donnant cet œil ;
C'est comme un jardinier qui travaille et arrose
Pour ne rien récolter que des plantes de deuil.
Si nous touchons au COEUR,— eh bien, il rapetisse
Après l'avoir aimé, l'être mis tout en pleurs... —
L'amour passe bientôt à l'état de caprice
Après qu'il a crié : « Cédez ! ou bien, je meurs !... »
Si nous touchons au CORPS, — qu'est-ce donc que la Vie ?
Le passage d'un souffle aussitôt né, fini...
Et quand il serait long, sur sa route flétrie,
Que paraît-il au Siècle allant à l'Infini?