«
Prince, tu as quitté frères, sœurs, père, mère,
Pour aller dans les camps d'un pays éloigné,
Jouer une partie contre toute misère ;
Tu as fait face au jeu, aussi tu as gagné.
Et pourtant tu avais le plaisir si facile
À ta beauté, ton âge, à ton or, à ton rang !
Peut-être encor ton cœur restait-il à la ville,
Mais tu t'es dit : L'honneur doit seul prendre le sang,
Prince, tu es un brave, et fils d'un père brave,
Il y a bien sur toi des veines de Français ;
On devait ramener, comme un fait que l'on grave,
Ton corps sur des lauriers, et l'armée sous un dais.