«
L’autre jour, inspiré d’une divine flamme,
J’entrai dedans un temple, où, tout religieux,
Examinant de près mes actes vicieux,
Un repentir profond fit soupirer mon âme.
Tandis qu’à mon secours tous les Dieux je réclame,
Je vois venir Phyllis. Quand j’aperçus ses yeux,
Je m’écriai tout haut : Ce sont ici mes Dieux ;
Ce temple et cet autel appartient à ma dame.
Les Dieux, injuriés de ce crime d’amour,
Conspirent par vengeance à me ravir le jour ;
Mais que sans plus tarder leur flamme me confonde !
Ô mort ! quand tu voudras, je suis prêt à partir,
Car je suis assuré que je mourrai martyr
Pour avoir adoré le plus bel œil du monde.