«
Esprits qui connaissez le cours de la nature,
Vous seuls à qui le ciel apprend sa volonté,
Et dont les sentiments trouvent de la clarté
Dans la plus noire nuit d’une chose future ;
Célestes, qui voyez mon âme à la torture,
Qui savez le dédale où le sort m’a jeté,
Quand est-ce que je dois ravoir ma liberté ?
Dites-moi qui de vous entend mon aventure ?
Ange, qui que tu sois, veuille songer à moi,
Et lorsque tu seras de garde auprès du roi,
De qui le cœur dévot est toujours en prière,
Arrête-moi le cours de son inimitié,
Et dis-lui que, s’il veut exercer sa pitié,
Il n’en trouva jamais de si belle matière.
Notes
Note : Je présente ici la ponctuation de l'édition de 1856. Dans cette édition, ce poème est intitulé "Sonnet sur le même sujet" et fait suite aux sonnets sur l'exil de Théophile.
Lien vers l'édition de 1628 : https://archive.org/details/lesoevvre00viau/page/262/mode/2up