← Retour aux poèmes

Paraphrase sur la prose, Dies irae, dies illa, etc.

Pierre de Marbeuf · 1628 · Baroque · 17e siècle
«
Un jour viendra que le Messie (Dit David dans sa Prophétie, Et la Sibile dans ses vers) Doit par sa justice résoudre, En une étincelante poudre, Ce grand œuvre de l’univers. A qui ne sera redoutable, De ce tribunal équitable L’irrémissible austérité: Quand privés de toutes défenses, Nous verrons juger nos offenses Par la même sévérité. Lors une trompette éclatante Portera par tout l’épouvante: Et du plus profond monument, Contre les lois de la nature, Arrachera la créature Pour entendre son jugement. La mort en tremblera de crainte, Voyant la nature contrainte De nous ranimer malgré soi: Mais quand ce Juge en sa présence Fera voir quelle est sa puissance, Elle en doit mourir de l’effroi. Lors s’ouvrira le grand volume, Écrit d’une céleste plume, Qui contient les actes humains: Où selon les choses écrites, Les vertus et les démérites Sentiront l’effet de ses mains. Là les fautes les plus scellées Seront au monde révélées, Là les crimes les plus cachés, Paraîtront devant la lumière, Et le secret et la prière N’y couvriront plus les péchés. Si devant lui le juste même, Tremblant, a le visage blême, Qui me donnera de l’accès Devant ce juge inexorable, Que dirai-je alors, misérable, Et qui défendra mon procès. Sainte Majesté que j’adore, Seigneur ne me jugez encore, Hélas souvenez-vous, mon Roi, Que pour mon salut vous naquîtes, Que pour mon salut vous pâtîtes, Hé donc, mon Sauveur, sauvez-moi. Pour moi sur la terre vous fûtes, Pour moi sur la Croix vous mourûtes, Après m’avoir été si bon: À celle fin que la Justice, À ce grand jour ne me punisse, Faites-moi maintenant pardon. Je n’ose parler d’avantage, Ma faute a rougi mon visage: Si mes larmes vous recherchez, Mes yeux les témoins de ma peine, Ont les pleurs d’une Madeleine, Car mon âme en a les péchés.

Notes

Recueil: Recueil des vers de Monsieur de Marbeuf.

← Précédent A monsieur de Chanvallon Suivant → L'amaranthe

Autres poèmes de Pierre de Marbeuf

A monseigneur l'évêque de Metz 1628 A monseigneur le Duc de Chevreuse 1628 A monseigneur le Duc de Nevers 1628 A monsieur de Chanvallon 1628 Anne, quand je veux vous écrire 1628 Au lecteur 1628 Au roi 1628 Autant que Valiane avait de beautés 1628 Babylone a vanté ses murailles de brique 1628 Beaux yeux où luisez-vous, mes soleils que j’adore, 1628 Ci-gît l’adonis d’Ethiope 1628 Conclusion des beautés d'Amaranthe 1628 Consolation sur la mort du Perroquet de Mademoiselle D. 1628 De notre forgeron qui cloche 1628 Discrétion 1628 Désespoir 1628 Elégie 1628 En faveur de Jeanne, etc. 1628 Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage 1628 Hélène, de mon mal unique allègement 1628 Je disais l'autre jour ma peine et ma tristesse 1628 Je sais bien que ta femme est belle... 1628 Je veux que vous soyez sages comme Nestor 1628 L'adieu d'un serviteur à sa Maîtresse (+réponse) 1628 L'amaranthe 1628 L'amour de mes pensers... 1628 L'anatomie de l’œil 1628 L'espérance 1628 L'innocence de l'amour 1628 L'on se trompe, anciens, d'écrire qu'en votre âge 1628 L'utilité des Greffes de Grève 1628 La beauté du petit chien Morillon. 1628 La bouche d'Amaranthe 1628 La chute d'Icare 1628 La dignité des vendeurs de lanternes et de cornets d’écritoire 1628 La grâce du bon larron 1628 La liberté des champs 1628 La maîtresse de Silvandre l’ayant obligé d’une bague d’or 1628 La mémoire des faveurs d’Amaranthe 1628 La recherche des neuf Muses... 1628 La robe rouge 1628 Le bon laboureur 1628 Le chef-d’œuvre d’un peintre 1628 Le croirez-vous races futures 1628 Le glorieux 1628 Le grand Intendant des pâtures 1628 Le misogyne 1628 Le mélancolique 1628 Le procès d'Amour 1628 Le présent 1628 Le retour d'Hélène à Paris 1628 Le sein d'Amaranthe 1628 Le solitaire 1628 Le tableau de Narcisse 1628 Le tableau de la beauté de la mort 1628 Le tombeau de la Tante de Silvandre 1628 Le tombeau de la sœur de Silvandre 1628 Le vœu de Silvandre au Dieu Pan 1628 Les beautés d'Amaranthe 1628 Les cheveux d'Amaranthe 1628 Les joues d'Amaranthe 1628 Les mains d'Amaranthe 1628 Les objets d’une nouvelle beauté 1628 Les oreilles d'Amaranthe 1628 Les yeux d'Amaranthe 1628 L’Anglaise que la beauté rendit recommandée dans Paris 1628 L’amour surprît violemment Silvandre 1628 L’inhumaine Philis m’avait mis en colère 1628 L’épitaphe d’un jeune Poète... 1628 Ma rêverie entretenant ma solitude 1628 Mon honneur qu’ai-je fait, au lieu d’être loué 1628 O Nuit pour mes ennuis tant seulement féconde 1628 Paraphrase sur le psaume, Benedicite omnia opera domini domino 1628 Plainte du Lièvre 1628 Pour Hélène 1628 Quand je te vois, visage de poupée 1628 Quand l’ivrogne Martin fut vieux 1628 Remerciement pour une bouteille d’excellent cidre 1628 Si tu veux opposer, quand ta bouche est ouverte 1628 Silvandre envoyant une chaîne à Silvie 1628 Silvandre se promenant dans les forêts 1628 Songe 1628 Sonnet au Roi 1628 Sur la dispute qu’eut Silvandre contre un jeune secrétaire... 1628 Trois Parques chez Pluton dévident nos années 1628 Un juge sourd donnait sentence 1628 Un manteau de feuille morte duquel Philis était vêtue 1628 Voeu de Silvandre 1628 Vois ce nez précieux et ce rouge museau 1628