«
Lieux privés et publics, friands dépositaires
Odorables tombeaux où reposent ces vers,
À ma bouche de bas servez de secrétaires,
Je pète un épitaphe au nez de l’univers.
Ci-gît un Poète nouveau,
Qui remplit de vers ce tombeau,
Bouche ton nez et ne t’amuses,
Ici gît l’excrément des muses.
Réponse
Pourceau, dont la sale nature
Se plait à parler de l’ordure,
De peur d’infecter l’univers,
Avec la fin de tes louanges,
Il faut, gros vilain, que tu manges
L’essence de ton dernier vers.
Réplique
Mon petit frère excuse-moi,
Je ne suis de sale nature,
Je n’ai parlé jamais d’ordure
Qu’alors que j’ai parlé de toi.
Mais tu comprends mal ta louange,
Et tu l’expliques de travers:
Mon frère, il faut que je te mange,
Si je mange mon dernier vers.