«
Un jeune sot de Secrétaire,
L’excrément de quelque Notaire,
Ou le bâtard d’un écrivain;
Ne mérite pas cette gloire
Que pour punir son écritoire
Je jette la plume à la main.
Son gentil habit du dimanche,
Sa chemise et sa fraise blanche,
Son beau castor et son cordon,
Craignant que l’encre ne les touche,
Recherchent par tout une bouche,
Afin d’implorer leur pardon.
C’est par raison et par contrainte,
Que pour combattre pour leur plainte
Ils cherchent un autre soldat:
Vraiment ils auraient bel attendre
Qu’il eut des mains pour les défendre,
Puisqu’il les a toujours au plat.
Sans attente de répartie,
Un homme se rend sa partie,
Puisqu’il ne peut se revenger:
Cette bouche de secrétaire
Ne discourut jamais d’affaire,
S’employant toujours à manger.
Quoique promette sa casaque,
Je ne redoute point l’attaque
Où se prépare ce gourmand:
Que s’il était un habile homme,
Jugerait-il pas que la pomme
Sera du côté du Normand.