«
On fit voir un matin au dédaigneux Silvandre
Qu’une potence avait une femme à son bout,
Mais il voit à l’instant que l’on vient la dépendre,
Il se tait toutefois et remarque le tout.
Tôt après il demande à quel endroit demeure
Celui-là qui tirait le corps de ce poteau;
Après qu’il eut appris, il part sur la même heure,
Et fait son compliment au retour du bourreau.
A celle fin dit-il, que celle qui se cabre
Contre mes volontés ne fasse plus de bruit,
Compère, donne-moi des greffes de cet arbre
Où j’ai vu ce matin que tu cueillais du fruit.