«
Père que j’ai si peu connu étant petit,
Grands-parents disparus quand je n’étais pas né,
Aviez-vous à l’esprit qu’un lendemain viendrait
Où votre nom vivrait à travers mes écrits?
Marguerite, Joseph, Pierre, tous vos prénoms
Me font penser à ce que vous m’avez laissé:
Rien ! je n’ai rien vu ! triste postérité;
Tout seul je marcherai pour inscrire mon nom.
L’arbre dont je descends n’a pas beaucoup de branches,
Ses feuilles n’ont jamais pu me servir d’abri;
Qu’importe! un seul bâton me servira d’appui
Pour avancer plus loin que quelques quatre planches.
J’en prendrai les brindilles pour me faire un feu;
Ce rameau deviendra une torche enflammée
Pour éclairer ma voie sans avoir à blâmer
L’absence de lumière offerte sous mes yeux.