«
Elle cachait ses mains dans son dos et, timide,
Regardait là les livres qui trônaient plus haut;
Je voyais bien l’envie dans ses yeux mais, placide,
J’attendais calmement qu’elle esquissât un mot.
Rien ne vint, son regard se troubla à la vue
De titres difficiles pour son si jeune âge;
Elle n’essaya pas de voir leur contenu,
Effrayée par le nombre et la longueur des pages.
Et je ne l’aidai pas, pas d’encouragements…
Je gardai pour moi les « tu peux lire! », « essaie! »
Croyant que la priver de ces enseignements
Empêcherait sa jeunesse de s’envoler.