«
Il ondulait, montait, descendait, sur le pont,
Accompagnait ta démarche et ton bras levé,
Au matin, sous l’averse et dans le froid, Marion,
Ton parapluie dansait et je le regardais.
Jaune, comme celui qui toujours t’attendait,
Cette voilure entourait ta tête ballante,
Me privait là de voir tes cheveux retomber
Sur cette nuque empreinte de mes mains aimantes;
Elle empêchait le ciel de déverser sur toi
Cette pluie matinale et comme reliée
À mes yeux qui, par la fenêtre sous le toit,
Te regardaient partir, enfin désespérés.