«
Lorsque je partirai pour les vertes prairies,
Je prendrai dans ma veste un souvenir de toi;
Un cheveu, une lettre, un vieux cliché jauni,
Qu’importe, du moment qu’il est tout près de moi;
Car là-bas dans la brise et sous le soleil blanc
Tu ne seras plus rien d’autre qu’un souvenir,
Je ne pourrai plus prendre ta main en riant,
Tu ne verras plus poindre mes tendres soupirs.
Cet objet, ce cadeau, je le chérirai même
Comme un trésor caché d’un passé qui me hante;
Je l’aimerai toujours puisqu’aujourd’hui je t’aime
Bien que depuis longtemps tu me demeures absente.