«
Un éclair a fendu le ciel, un soir d’orage;
J’y ai vu la lumière briller dans la nuit.
Ephémère et unique comme un doux mirage
Au milieu d’un désert si noir et infini,
Ce trait blanc lumineux a dissipé l’ennui
Que j’éprouvais là seul, privé de ton visage.
J’en ai souhaité courir après le mauvais temps,
Les tempêtes nocturnes et les soirs sous la pluie,
Pour trouver ces rayons, que je regrette tant,
Qui éclairaient mes jours quand tu guidais mes nuits.
J’en ai cherché l’averse dans les eaux de vie,
J’en ai cherché le déluge au milieu du vent.
Mais ces lignes d’argent, ces instants si fugaces
Ne m’étourdissent plus, brillent de moins en moins;
Dois-je tirer des traits avec le temps qui passe
Sur l’idée de revoir ta paume dans ma main,
Sur chaque souvenir qui noircit le chemin
Que j’emprunte aujourd’hui en poursuivant tes traces?