«
Je vous lance un baiser dans les airs ce matin
Afin qu’il se promène à travers les courants,
Et que vous respiriez son parfum calmement
De votre nez pareil au grand mont Palatin,
Pour vous dire que ce phare qui vous accable
Eclaire avec douceur vos sourires affables
Et nous guide vers vous toujours avec entrain.
De par ces mots je vous tire les vers du nez.
Je veux tranquilliser ce petit cœur fragile:
Mon amie délaissez cette gêne débile;
Vous m’avez dit de douter de ma vérité,
Je vous dis à mon tour : « cessez de vous mentir! »
Et comme Pinocchio vous verrez rétrécir
Ce nez qui n’a de grand que sa nécessité.
Puisque le nez se veut dominer la figure,
La vôtre est si jolie qu’il prend de la hauteur;
Ne le dénigrez pas ! il sait mettre en valeur
Ce qui l’entoure avec sa correcte mesure.
Que ce terrible organe qui fait votre charme
Trouve grâce à vos yeux et devienne votre arme
Pour sentir l’affection que j’ai pour son allure.