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Le chaos se prépare à sortir de la toile;
Les gouttes se dispersent et les jets se fracassent;
La matière s’élève et dissimule un voile
Sur l’œil d’un inconscient qui ne voit que des traces.
Il observe à mesure que le peintre peint;
Ses pensées ne retiennent que des médisances,
Jusqu’à ce qu’il s’étonne à découvrir enfin
Les traits de la beauté au milieu des nuances.
Peu à peu ce qu’il voit pénètre son cerveau,
S’inscrit dans sa mémoire et touche ses attentes;
Il ne voit plus des tâches au milieu du tableau;
Il aime le portrait et ce qu’il représente.
Il aime le visage aux touches si parfaites
Du modèle inconnu, sorti du cœur du peintre,
Il voudrait retrouver en-dehors de sa tête
Ces yeux bleus-verts-dorés, aux couleurs de l’absinthe…
Mais il sait que jamais ne viendra la rencontre;
Tout n’est qu’huile, pigment, toile et coups de pinceau.
Le plus dur désormais sera de voir les montres
Tourner devant le mur où trône le tableau.