«
Alors que les rivières s’écoulent encore
Et que les rocs perchés brillent au firmament,
Que les vents se sont tus pour écouter la flore
Leur parler des parfums qu’ils portent en courants,
Je regarde le sol, immobile et glacé,
Cherchant dans les fougères un chemin tout tracé
Pour me conduire au cœur du monde des vivants.
Du haut de mes printemps encor trop peu nombreux,
Dans la nuit je me risque à perdre un peu de temps,
À tenter de trouver ce rôle merveilleux
Que bâti le Hasard en générant les vents;
Hasard, qui m’a conduit ce soir dans la nature,
Où les questions se posent et jamais ne perdurent…
Sous la lune un nuage se montre plus blanc.