«
Lorsqu’un jour je marchais par-delà mes frontières,
Vers des rives inconnues de mes habitudes,
Je vis sous un bouleau qui bordait la rivière
Une jeune beauté cernée de solitude;
Je m’approchai d’un pas paisible et prévenant,
Ne souhaitant pas la voir prendre peur et s’enfuir;
Elle me regarda, je souris, et le vent
Souleva ses cheveux et me fit tressaillir;
Libéré, son visage eut l’air d’une sculpture;
La pâleur du marbre et la perfection des traits
Eurent vite raison de la lourde armature
Qui entourait mon cœur qui restait en retrait;
En un instant je fus captivé par sa tête;
Amoureux, passionné, plein de satisfaction,
Je crus là terminés mon parcours et ma quête,
Si bien que d’un bond je changeai ma direction.