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Comme quelque mouche attirée naïvement
Par le parfum subtil et le nectar exquis
De la dionée, qui trônait en terrain conquis,
En ces lieux où j’ai souhaité souffler calmement;
Semblable à cet insecte candide et charmé
Qui, sans qu’on l’eût prié s’empresse de services,
Se pose doucement et, sans le moindre vice,
Parsème de pollen chaque fleur désarmée,
J’ai déposé mon cœur au pied de ton parfum,
J’ai dansé quelques temps sur ton corps entrouvert,
Et lorsque j’ai délaissé mon âme, mes vers,
Tu as dissous ce cœur et me voilà défunt!