«
Je ne peux pas t’offrir de bague, bracelet…
Je t’offre là mes vers pour en orner tes bras;
Le temps viendra où ces mots que je viens sceller
Imploseront et trouveront leur place en toi;
Ils parcourront ta peau comme l’ombre les villes
Quand les nuages effacent un instant les rayons,
Ils glisseront le long de tes courbes, Sibylle,
Depuis les ongles-mines de mes doigts-crayons.
Je te scarifierai bien que loin de ta bouche;
Tu souffriras sans mal car je serai parti,
Tu ne trouveras plus quiétude sur ta couche
Car tes draps blesseront ton âme pervertie.