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Là-bas dans la forêt que le givre couronne,
Où nul bruit à l'écho ne vient donner l'éveil,
Une branche de lierre au souffle âpre frissonne,
Au souffle âpre du Nord qui berce son sommeil.
À travers le brouillard glacé qui l'environne
Elle entrevoit en rêve un horizon vermeil,
Où, tout seul au milieu du désert monotone,
Un palmier lentement se consume au soleil.
Ah ! s'enlacer autour de sa tige isolée !
Y porter la fraîcheur de l'humide vallée !
S'y chauffer aux rayons d'un éternel été !
Et là, sous cet azur dont la splendeur enivre,
Sans crainte des frimas recommencer à vivre,
Quel hiver n'a connu ce beau rêve enchanté !...