«
Ah ! si les fleurettes aimées
Pouvaient comprendre mes douleurs,
De leurs corolles embaumées
On verrait ruisseler des pleurs ;
Si les rossignols des charmilles
Me voyaient passer si souffrant,
Ils chanteraient leurs plus doux trilles
Pour m'endormir comme un enfant ;
Si, là-haut, les astres sans nombre
Voyaient combien mon ciel est noir,
Ils voudraient dans cette nuit sombre
Jeter quelque lueur d'espoir ;
Mais nul n'a sondé l'affreux vide
Que cache ce cœur ulcéré,
Excepté toi, femme homicide,
Qui de ta main l'as déchiré.
(Intermezzo, XXII.)