«
En ce monde une canne ainsi qu'un parapluie
Sont peut-être à mon gré les meilleurs compagnons :
L'un se mouille pour moi, sur l'autre je m'appuie,
Et tant de dévouement ne les rend pas grognons !...
Pourtant dès que l'averse au lointain s'est enfuie,
Dès qu'au sommet du mont, lassés nous atteignons.
Que votre poids léger tout à coup nous ennuie !
Humbles amis d'hier que nous vous dédaignons !...
Ce qui ne nous sert plus bien vite nous encombre.
Ce qui ne brille pas doit demeurer à l'ombre,
Tapis dans votre coin, vous l'apprendrez tous deux,
Attendant tristement que le nuage sombre
Ou la rude montée au sentier périlleux
Ramène tôt ou tard vers vous les oublieux.