«
Sous ce ciel toujours bleu, sur cette tiède plage,
Où comme un jour d'été se succèdent les mois,
Qu'il fait bon écouter les « Échos du rivage »,
Les échos si lointains du bon temps d'autrefois !
Poète, ils sont pour moi cette « fauvette en cage »
Dont le chant te reporte aux frais sentiers des bois ;
Partout, de ma jeunesse évoquant une page,
Quelque doux souvenir se réveille à leur voix ;
Car, dans tes vers jadis j'ai bu cette ambroisie
Qui me fit tout d'abord aimer la poésie,
Et comme à Rimini ce fut en te lisant
Que la muse un beau soir à mes lèvres d'enfant
Mit ce premier baiser qui pour toujours enivre…
Mais ma main ce jour-là n'a pas fermé le livre.