«
Il faut donc te quitter, séjour de la prière,
Champêtre solitude, asile du repos,
Sur l’Océan du monde île hospitalière
Où j'ai fui pour un jour l'âpre roulis des flots.
Tu ne me verras plus une journée entière,
À l'ombre des noyers, dans ton paisible enclos,
Rêver au son de l'orgue, au bruit de la rivière
Qui seuls de ces rochers éveillent les échos ;
Je ne dois plus les voir sourire à mon passage
Tous ces yeux bienveillants, tous ces fronts sans nuage
Où la paix du Seigneur, doux rayon m'avait lui...
Au grand théâtre humain ce soir, obscure actrice,
Je reprendrai mon rôle et ma gaîté factice
Qui brille avec le gaz et s'éteint avec lui.