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Fiers donjons, coteaux émaillés
Se mirent dans le Rhin limpide
Et mon esquif glisse rapide
Sur les flots tout ensoleillés.
Les vagues d'or courent, pressées,
Chantant et tournoyant en chœur,
Et leur chant réveille en mon cœur
Tout l'essaim des tristes pensées...
L'azur au bord, l'abîme au fond :
Le fleuve est ton portrait, ma belle !
Ainsi ton sourire étincelle,
Ainsi sait mentir ton beau front !...