«
Quand la pourpre du soir mêle son prisme rose
Au prisme de leurs yeux,
Quand le nimbe argenté de la lune se pose
Sur leurs fronts radieux,
Ils vont resplendissants dans cette apothéose
Comme de jeunes dieux,
Du haut de leur azur planant sur toute chose
Sans descendre des cieux.
Le monde leur sourit, la nature les fête,
Les fleurs jonchent leurs pas et partout sur leur tête
L'oiseau vient gazouiller;
Mais douce hymne des bois, rayons, parfum de sève,
Pour eux tout n'est qu'un chant dont ils bercent leur rêve
De peur de s'éveiller.