«
Il est doux à prier, poète, ton rosaire,
Ton « rosaire d'amour » au beau reflet nacré.
Premiers Ave du cœur au premier sanctuaire,
« Souvenance » d'hier, fière d'avoir pleuré !
Laisse l'aigle captif au morne presbytère
Exhaler ce soupir dont notre âme a vibré...
Laisse monter aux cieux l'hymne du monastère,
Egrène encor longtemps ton chapelet doré !
C'est lorsque les lilas embaumaient la colline
Que le « Passant » du maître a pris sa mandoline,
C'est aux beaux jours d'avril que chante le pinson ;
Et si sa voix plus tard retrouve une fusée,
On sent qu'en sa poitrine une corde est brisée,
La corde sans laquelle il n'est plus de chanson.