«
Sur la tombe où la neige étend son blanc suaire
Le mimosa doré, l'oranger, la bruyère
Apportent dans leur gerbe un reflet du Midi ;
Et, respirant dans l'air cet arôme attiédi,
Voici de tous côtés que l'abeille est venue
Puiser un miel nouveau dans la flore inconnue.
Mais toi, céleste lis dont la tige repose
Sous la neige et les fleurs dans cette tombe close,
À l'heure où ton parfum s'est exhalé vers Dieu,
C'est au ciel sans frimas, au pays sans adieu,
Que la mort emporta ton essence immortelle
Vers la ruche étoilée où tout se renouvelle.