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Cours à travers les monts, vole à travers la plaine!
Rapide comme un songe, ardente comme un vœu,
Sublime invention de l'industrie humaine,
Fantastique coursier nourri d'air et de feu !
Béni soit aujourd'hui ton souffle qui m'entraîne
Vers les rives en fleurs où dort mon Léman bleu.
Par un beau soir d'été dont la splendeur sereine
Électrise tout être, illumine tout lieu.
Mais hâte-toi de luire, ô soleil sans nuage !
Hâte-toi de chanter tout le long du voyage,
Espoir, gai rossignol que j'emporte en chemin,
Car peut-être un ciel gris pleurera goutte à goutte
Lorsque je reprendrai tristement cette route :
Les jours trop radieux n'ont pas de lendemain.