«
Si jamais une langue humaine
Peut renfermer en un seul mot
Le poids des douleurs que je traîne
Sous mon rire et sous mon sanglot,
Tout bas je le dirai, ma belle,
Au souffle des zéphirs joyeux :
Ils t'apporteront sous leur aile
Le mot sanglant et douloureux.
Ils en rempliront ta demeure
Ainsi que d'un funèbre glas :
Là, tu l'entendras à toute heure,
Tu l'entendras à chaque pas ;
Et quant au remords faisant trêve,
Ton front lassé s'endormira,
Jusqu'au plus profond de ton rêve
Mon mot fatal te poursuivra.
(Retour, LXI.)